La suée du dindon

15 février
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23 Août
Aurélie Ferruel et Florentine Guédon

LA SUEE DU DINDON -

AURELIE FERRUEL & FLORENTINE GUEDON

Entre célébration joyeuse et chasse aux faux-semblants ou aux servitudes du folklore, Ferruel et Guédon s’appliquent, avec beaucoup d’humour, à rendre une forme vivante aux traditions, y compris celle, paillarde, qu’une certaine bienséance intellectuelle tend à honnir de nos jours.
Vaniteux, cocu, nigaud, dupe…, toute désuète soit-elle, l’expression populaire n’est pas tendre avec le dindon qui prêtera pourtant sa plastique à la fontaine transpirant au centre de l’exposition du 19.
En ravivant cette mémoire langagière, La suée du dindon propose de se réconcilier avec une forme d’idiotie, celle dont a fait l’éloge une lignée d’artistes allant de Marcel Duchamp à Robert Filliou et Paul McCarthy. Une idiotie permettant de tout recommencer pour mieux aller voir ailleurs, une idiotie insaisissable et fluctuante comme l’eau qui suintera en continu dans cette exposition entre solide et liquide...

 

 

FIASCO CHERI - NO NAME HEAR

DU 07/03 au 19/04/2020

Les étudiant·e·s du groupe pédagogique No Name de la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg, ont organisé l’exposition Fiasco chéri au 19, Crac. No Name participe à l’unité de recherche Faire Mondes, dans le cadre de laquelle sont organisés chaque année des séminaires touchant à une problématique théorique arrimée aux préoccupations des étudiant·e·s : questions de sociétés, de politique et de poétique entre autres. Après avoir travaillé sur « les déplacés » il y a deux ans puis « les évolutions » en 2018-2019, les étudiant·e·s de No Name se penchent aujourd’hui sur leurs dettes pour tenter de les décortiquer et en comprendre les mécanismes et les attendus.
Les dettes sont souvent des histoires collectives, engageant de vastes groupes humains et générant un imaginaire social fort. Comment activer des récits autour de ce phénomène ?
Les dettes peuvent-elles fonder des processus de productions artistiques ? Loin d’être une exposition didactique sur les dettes, Fiasco chéri aborde la question par des chemins de traverse, des impasses et des raccourcis.
Avant l’exposition au 19, CRAC, étudiant·e·s et professeur·e·s se sont échauffés en organisant des expositions « Crash Tests » dans des lieux très divers : un cagibi d’appartement, un kebab strasbourgeois, des soirées festives, des repas étudiants… Début janvier les étudiant·e·s seront accueilli·e·s en résidence par l’association artistique strasbourgeoise le Syndicat Potentiel. Un groupe de pièces a été accroché selon des modalités différentes chaque jour de la résidence. Ces différents galops d’essais ont jalonnés le chemin vers le 19.